logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

11/11/2012

Le 11 novembre - Fête de L'armistice

Chaque année, lors de la commémoration de l'Armistice de 1918, je me souviens des récits de ma grand-mère paternelle... se rappelant de tous ces jeunes partant pour sauver "notre Drapeau" en espérant que ce ne serait qu'une simple formalité qui se règlerait en peu de temps... Hélas ce ne fut pas le cas !!!

Comme on a pu l'entendre si souvent ils partaient "la fleur au fusil"

Photos et textes © Michel LEBEL (reproduction interdite)

medium_IMGP0021.JPG
 

Les uns et les autres, dans nos familles, nous avons écouté, avec attention, les récits de ceux qui, par chance, avaient échappé à la boucherie.

Pour ma part mes deux grands-pères étaient revenus de la "Grande Guerre" et ils en parlaient avec délicatesse et sans excès. Ayant peu connu mon grand-père maternel ce sont plus les récits de mon grand-père paternel. Aujourd'hui c'est vers lui qu montent mes pensées pour cet homme admirable né en 1883.

Dès septembre 1914 mon grand-père paternel est incorporé et envoyé au front (ma grand-mère est enceinte, pour la seconde fois, de trois mois. Il viendra en permission peu de temps après la naissance de sa fille, puis, au printemps 1917, dans le cadre des prises en compte des chargés de famille (cela existait quand on était bien conseillé) il fut versé dans le service auxiliaire et plus partculièrement dans le service de santé aux armées. On avait pris en compte le fait qu'il avait déjà deux enfants et que son épouse était enceinte d'un troisième enfant.

C'est ainsi qu'il s'est retrouvé infirmier à l'hôpital de Bizy dans l'Eure. Le 17 mai 1917 mon grand-père envoyait cette carte postale à ma grand-mère pour lui donner de ses nouvelles et la remercier de ses lettres qui lui étaient d'un grand réconfort dans ce milieu hospitalier qui était presqu'aussi difficile à supporter que le front car les arrivants étaient parfois dans un triste état.

Que penser du côté morbide de la carte, mais c'était une façon d'immortaliser leur vie en faisant éditer ce genre de carte... mais pour moi et ma famille elle est très importante car on y voit mon grand-père avec sa blouse blanche et ses belles bacchantes(à l'extrème droite devant le jeune militaire). De plus le caractère très personnel du courrier en dit sur l'Amour qui les unissait.

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_1_.2.jpg

Les lettres et cartes se multiplient car, bien que mobilisé à quelques dizaines de kilomètres de son domicile, les permissions sont rares et c'est plutôt ma grand-mère qui se déplace pour voir, quelques minutes, son mari. Ci-après une carte de juin 1917(grand-père adossé au pilier du fond avec uniquement un tablier...).

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_2_.jpg

Toujours à l'hôpital militaire de Bizy on pose pour la photo souvenir de l'Armistice du 11 novembre 1918(au premier plan à gauche).

medium_le_11_novembre_1918.jpg

Etant donné qu'il avait "bénéficié" du rapprochement familial, mon grand-père ne fut démobilisé qu'au Printemps 1919... mais tant que le château de Bizy resta un hôpital militaire il s'y rendait, régulièrement, pour visiter les grands blessés qu'il avait soignés à la fin de la Guerre 14/18. On le voit ici devant l'une des portes du château.

medium_Grand-Père_Joseph_démobilisé.jpg

Des souvenirs émouvants que j'essaie de transmettre à ma grande famille car j'étais le détenteur de nombreux faits relayés par ma grand-mère paternelle avec qui j'ai vécu depuis l'âge de 6 ans jusqu'à mon "départ pour la ville"(j'avais 24 ans) à la fin de mes études.

 

armistice 1918,drapeau,guerre 1418,service de santé aux armées,château de bizy,grands-parents

 

22/01/2012

Souvenirs d'autrefois

Mémoire d'autrefois.pps *

* N'oubliez pas de passer en mode diaporama pour mieux apprécier le contenu et entendre la chanson de Charles trénet..

De mes "Souvenirs d'autrefois", je ne peux pas oublier mes origines paysannes et je vous livre quelques photos des années "30", mais qui étaient encore d'actualité dans ma petite enfance et j'en garde un excellent souvenir car, bien qu'attiré par les évolutions technologiques, je ne veux et ne peux pas oublier comment mes ascendants vivaient !!! avec toutes les occupations manuelles.

Hommage vibrant à mes ascendants :

Photos et textes © Michel Lebel and Co(reproduction interdite)

La traite du soir(ma grand-mère)

medium_Grand-Mère_Marie.jpg
La traite du soir(ma marraine)
medium_Tante_Mercédès.jpg
La traite du soir(mes tantes paternelles)
medium_Tante_Bernadette.jpg
medium_Tante_Gisèle.jpg
Toutes ces vaches avaient un prénom et elles suivaient l'une ou l'autre de mes tantes rien qu'à l'appel de leur prénom !!!
A cette époque les enfants devaient aider leurs Parents et les plaisirs venaient après le travail ...
C'est ainsi que mes Tantes me racontaient que le samedi soir elles allaient au bal, en cachette de leur Père, mais accompagnées de leur Mère et que bien souvent elles rentraient juste pour la traite du matin... avant la messe dominicale.
Départ pour la messe
medium_Départ_pour_la_messe.jpg
Mon Pére ne souhaitant pas être logé à la même enseigne avait décidé d'opter pour un métier lui laissant plus de liberté mais les années passant il se retrouva au milieu des champs...
Quant à mon grand-père c'était en quelque sorte le "patriarche" et il ne fallait pas le contredire !!!
Mon grand-père et son cheval "Bijou"
medium_Grand-Père_Joseph.jpg
Mon grand-père partant à la chasse de bon matin
medium_la_chasse.jpg
Que du bonheur pour ceux qui les ont connus !!!

11/11/2010

Souvenons-nous en cette journée du 11 novembre...

Chaque année à l'approche de la commémoration de l'Armistice de 1918 je me souviens des récits de ma grand-mère paternelle... se rappelant de tous ces jeunes partant pour sauver "notre Drapeau" en   espérant que ce ne serait qu'une simple formalité qui se règlerait en peu de temps... Hélas ce ne fut pas le cas !!!

Comme on a pu l'entendre si souvent ils partaient "la fleur au fusil"

En Hommage à nos "ANCIENS" disparus : Le Chant des Adieux par la Musique de l'air de Paris


podcast

Photos et textes © Michel LEBEL (reproduction interdite)

medium_IMGP0021.JPG

Les uns et les autres, dans nos familles, nous avons écouté, avec attention, les récits de ceux qui, par chance, avaient échappé à la boucherie.

Pour ma part mes deux grands-pères étaient revenus de la "Grande Guerre" et ils en parlaient avec délicatesse et sans excès. Ayant peu connu mon grand-père maternel ce sont plus  les récits de mon grand-père paternel. Aujourd'hui c'est vers lui qu montent mes pensées pour cet homme admirable né en 1883.

Dès septembre 1914 mon grand-père est incorporé et envoyé au front(ma grand-mère est enceinte, pour la seconde fois de trois mois. Il viendra en permission peu de temps après la naissance de sa fille, puis, au printemps 1917, dans le cadre des prises en compte des chargés de famille(cela existait quand on était bien conseillé)il fut versé dans le service auxiliaire et plus partculièrement dans le service de santé aux armées. On avait pris en compte le fait qu'il avait déjà deux enfants et que son épouse était enceinte d'un troisième enfant.

C'est ainsi qu'il s'est retrouvé infirmier à l'hôpital de Bizy dans l'Eure. Le 17 mai 1917 mon grand-père envoyait cette carte postale à ma grand-mère pour lui donner de ses nouvelles et la remercier de ses lettres qui lui étaient d'un grand réconfort dans ce milieu hospitalier qui était presqu'aussi difficile à supporter que le front car les arrivants étaient parfois dans un triste état.

Que penser du côté morbide de la carte, mais c'était une façon d'immortaliser leur vie en faisant éditer ce genre de carte... mais pour moi et ma famille elle est très importante car on y voit mon grand-père avec sa blouse blanche et ses belles bacchantes(à l'extrème droite devant le jeune militaire). De plus le caractère très personnel du courrier en dit sur l'Amour qui les unissait.

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_1_.2.jpg

Les lettres et cartes se multiplient car, bien que mobilisé à quelques dizaines de kilomètres de son domicile, les permissions sont rares et c'est plutôt ma grand-mère qui se déplace pour voir, quelques minutes, son mari. Ci-après une carte de juin 1917(grand-père adossé au pilier du fond avec uniquement un tablier...).

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_2_.jpg

Toujours à l'hôpital militaire de Bizy on pose pour la photo souvenir de l'Armistice du 11 novembre 1918(au premier plan à gauche).

medium_le_11_novembre_1918.jpg

Etant donné qu'il avait "bénéficié" du rapprochement familial, mon grand-père ne fut démobilisé qu'au Printemps 1919... mais tant que le château de Bizy resta un hôpital militaire il s'y rendait, régulièrement, pour visiter les grands blessés qu'il avait soignés à la fin de la Guerre 14/18. On le voit ici devant l'une des portes du château.

medium_Grand-Père_Joseph_démobilisé.jpg

Des souvenirs émouvants que j'essaie de transmettre à ma  grande famille car j'étais le détenteur de nombreux faits relayés par ma grand-mère paternelle avec qui j'ai vécu depuis l'âge de 6 ans jusqu'à mon "départ pour la ville"(j'avais 24 ans) à la fin de mes études.

05/11/2010

Le 11 novembre...

Chaque année à l'approche de la commémoration de l'Armistice de 1918 je me souviens des récits de ma grand-mère paternelle... se rappelant de tous ces jeunes partant pour sauver "notre Drapeau" en   espérant que ce ne serait qu'une simple formalité qui se règlerait en peu de temps... Hélas ce ne fut pas le cas !!!

Comme on a pu l'entendre si souvent ils partaient "la fleur au fusil"

Photos et textes © Michel LEBEL (reproduction interdite)

medium_IMGP0021.JPG

Les uns et les autres, dans nos familles, nous avons écouté, avec attention, les récits de ceux qui, par chance, avaient échappé à la boucherie.

Pour ma part mes deux grands-pères étaient revenus de la "Grande Guerre" et ils en parlaient avec délicatesse et sans excès. Ayant peu connu mon grand-père maternel ce sont plus  les récits de mon grand-père paternel. Aujourd'hui c'est vers lui qu montent mes pensées pour cet homme admirable né en 1883.

Dès septembre 1914 mon grand-père est incorporé et envoyé au front(ma grand-mère est enceinte, pour la seconde fois de trois mois. Il viendra en permission peu de temps après la naissance de sa fille, puis, au printemps 1917, dans le cadre des prises en compte des chargés de famille(cela existait quand on était bien conseillé)il fut versé dans le service auxiliaire et plus partculièrement dans le service de santé aux armées. On avait pris en compte le fait qu'il avait déjà deux enfants et que son épouse était enceinte d'un troisième enfant.

C'est ainsi qu'il s'est retrouvé infirmier à l'hôpital de Bizy dans l'Eure. Le 17 mai 1917 mon grand-père envoyait cette carte postale à ma grand-mère pour lui donner de ses nouvelles et la remercier de ses lettres qui lui étaient d'un grand réconfort dans ce milieu hospitalier qui était presqu'aussi difficile à supporter que le front car les arrivants étaient parfois dans un triste état.

Que penser du côté morbide de la carte, mais c'était une façon d'immortaliser leur vie en faisant éditer ce genre de carte... mais pour moi et ma famille elle est très importante car on y voit mon grand-père avec sa blouse blanche et ses belles bacchantes(à l'extrème droite devant le jeune militaire). De plus le caractère très personnel du courrier en dit sur l'Amour qui les unissait.

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_1_.2.jpg

Les lettres et cartes se multiplient car, bien que mobilisé à quelques dizaines de kilomètres de son domicile, les permissions sont rares et c'est plutôt ma grand-mère qui se déplace pour voir, quelques minutes, son mari. Ci-après une carte de juin 1917(grand-père adossé au pilier du fond avec uniquement un tablier...).

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_2_.jpg

Toujours à l'hôpital militaire de Bizy on pose pour la photo souvenir de l'Armistice du 11 novembre 1918(au premier plan à gauche).

medium_le_11_novembre_1918.jpg

Etant donné qu'il avait "bénéficié" du rapprochement familial, mon grand-père ne fut démobilisé qu'au Printemps 1919... mais tant que le château de Bizy resta un hôpital militaire il s'y rendait, régulièrement, pour visiter les grands blessés qu'il avait soignés à la fin de la Guerre 14/18. On le voit ici devant l'une des portes du château.

medium_Grand-Père_Joseph_démobilisé.jpg

Des souvenirs émouvants que j'essaie de transmettre à ma  grande famille car j'étais le détenteur de nombreux faits relayés par ma grand-mère paternelle avec qui j'ai vécu depuis l'âge de 6 ans jusqu'à mon "départ pour la ville"(j'avais 24 ans) à la fin de mes études.

15/08/2010

Nostalgie des années 70

Ce matin : minute de nostalgie !!! ou plutôt souvenirs de mes jeunes années à Paris ?

Dans mon nouvel album photos vous trouverez quelques photos illustrant les années 70' à Paris. Désolé pour mes amis de province... qui ont aussi des merveilles au fond de leurs tiroirs...

Cliquer I C I pour voir l'album

medium_Le_bus_à_plate_forme.JPG 
medium_Les_contractuelles.2.JPG

06/08/2010

La "Rosière" de Surville(27) en mai 1930

Photos,et texte © Michel Lebel and Co
Je viens de regarder "le Rosier de Madame Husson"(Guy de Maupassant) et je me fais un plaisir de rééditer un billet écrit en 2009. C'est un souvenir, non vécu de ma vie... Merci au service public(France 2).
Chaque année les jeunes filles de la commune désignaient celle, d'entre elles(La "Rosière"), qui les représenterait dans les différentes manifestations du canton de Louviers(27) :
  • Les principales fêtes religieuses, tant dans la commune  qu'au chef-lieu de canton,
  • Les foires agricoles, les comices agricoles
  • Les bals "caritatifs",
  • Les évènements sportifs...
medium_Mercédès_en_1930_2_.2.jpg
Ma Marraine le jour de sa désignation
C'était, un peu, l'équivalent de nos miss actuelles mais avec une connotation religieuse très importante. Pour être désignée il fallait que la réputation de la jeune fille soit irréprochable aussi bien dans sa conduite que dans son comportement de tous les jours et qu'elle adopte cette posture tout au long de l'année à venir sinon elle était "déchue"... et montrée du doigt comme une "fille de mauvaise vie".

Si je vous conte cette coutume du temps passé c'est tout simplement pour dire qu'on n'a pas beaucoup évolué quand on écoute les propos de la présidente du comité Miss France.

Bien entendu je n'ai pas vécu cette période puisque je suis né quelques années après la fin de cette tradition lors du début de la Seconde Guerre Mondiale, mais ce souvenir je le tiens de ma marraine qui m'a légué, énormément, de souvenirs de jeunesse et je l'en remercie car je suis devenu, en quelque sorte, la "mémoire" de la famille.

 

23/04/2010

La Tapisserie en version animée

Note modifiée avec une seconde version de la vidéo... A voir

Quand vous passez par Bayeux (Calvados) n'oublier pas de visiter son musée où vous pourrez admirer la magnifique "Tapisserie de Bayeux" (70 mètres x 0,50 mètre) datant du moyen-âge relation l'invasion des Anglais par les Normands sous la houlette de Guillaume le Conquérant. Je ne regrette jamais ma visite... et ce matin j'ai découvert une vidéo qui nous montre la dite "tapisserie" mais en version animée (pub sur Europe 1).

Le Moyen-Âge, comme si on y était ! !! Une vidéo animée de plus de 4 minutes , réalisée par David Newton, reprenant la fameuse Tapisserie de Bayeux, cette longue toile brodée qui  retrace l’invasion de l’Angleterre par les Normands et la bataille de Hastings où Guillaume, dit le Conquérant, vainquit le dernier roi saxon Harold.

Cette mise en ligne m'a permis de découvrir le blog d'Irène Delse... A découvrir en choisissant vos préférences !!!

http://www.irenedelse.com/

Découvrez la nouvelle vidéo animée :

07/10/2009

La Gymnastique d'autrefois... dans les année 30

Au fil de mes notes vous êtes, peut-être, surpris que je ne parle pas de ma Maman... ou de mon Papa...mais cela c'est, encore, mon jardin secret que je suis en train de coucher sur papier. De plus, aîné de treize frères et soeurs, j'ai été confié à l'age de 6 ans à ma grand-mère et ma marraine qui habitaient le maison mitoyenne de mes Parents.

C'était une période bénie... et c'est la raison pour laquelle toutes ces photos représentent beaucoup pour moi d'autant que ma Marraine nous a quitté brutalement à l'âge de 87 ans et pour moi c'est une immense consolation car comme mes autres êtres chers(Mère, Grand-Mère, Père) elle est décédée subitement. Je ne dirai pas que je suis chanceux mais je crois que je n'aurai pas supporté de voir souffrir, longuement, mes proche

Ma marraine, bien que fille de paysans, avait épousé un artisan maçon qui habitait la ville voisine et très vite elle devint une "dame de la ville" qui n'hésitait pas à monter à Paris pour s'habiller... et ce n'est qu'après la guerre, après le décès de son père, qu'elle revint à la campagne.

Photos et textes © Michel Lebel and Co(reproduction interdite)

Ses 18 ans :

medium_Mercédès_en_1930_1_.jpg

 Jeune Maman :

medium_Mercédès_en_1932.3.jpg
medium_Mercédès_en_1933.3.jpg

Bien qu'habitant la ville.... elle vient visiter ses Parents toutes les fins de semaine avec sa fille et son mari qui avait une passion : la photo argentique.

medium_Mercédès_visite_la_campagne.2.jpg

 Mais venons-en à mon propos :

En effet les clubs de gym, tels qu'on les connaît aujourd'hui n'étaient pas légion surtout pour la gente féminine...Mais "l'époque garçonne" avait impulser une émancipation progressive de la femme et c'est ainsi que j'ai découvert que ma marraine était une gymnaste en herbe.

Sous l'impulsion de son mari ma Marraine ne pratiquait pas la gym qu'à la campagne mais, également, dans le jardin de sa maison de ville et cela chaque matin. Vous serez surpris par la tenue, un peu légère, de ma Marraine et par le cadre(la remontée du puits) que son époux a fixés sur la pellicule mais il avait un certain côté artiste et c'est dommage que bon nombre de photos aient été détruites au moment de leur séparation!!! Ici on se trouve devant l'escalier monumental  permettant d'accéder au logement construit sur une cave en rez-de-jardin car il était impossible de construire en sous-sol puisque la rivière passait au fond du jardin(que de souvenirs dans ce jardin où je jouais avec ma cousine...).

medium_Mercédès_dans_le_puits.2.jpg
Certaines se reconnaîtront et ne seront pas surprises par la pratique sportive de ma Marraine!!! Mais au début des années 30 il était de bon ton de pratiquer un sport ou d ’effectuer des mouvements spécifiques pour garder la forme. De plus mon oncleétait un mordu  de gymnastique(pratique des anneaux) et de sport en général. Sans matériel on n'y arrivait quand on en voulait!!!

 

medium_La_gym_1_.jpg

Le repos bien mérité après l'effort sous l'objectif de mon oncle.

medium_La_gym_2_.jpg

Que de bons souvenirs pour ceux qui les ont connus et surtout pour moi qui était un peu le "fils" qu'ils avaient perdu à la naissance.

 

11/08/2009

La vie à la campagne dans les années 30'

 Note ayant déjà fait l'objet d'une publication... A voir(les nouveaux bloggers) ou à revoir(mes amis bloggers)

Dans ma "Souvenir d'antan", je ne peux pas oublier mes origines paysannes et je vous livre quelques photos des années 30', mais qui étaient encore d'actualité dans ma petite enfance et j'en garde un excellent souvenir car, bien qu'attiré par les évolutions technologiques, je ne veux et ne peux pas oublier comment mes ascendants vivaient !!! avec toutes les occupations manuelles.

Hommage vibrant à mes ascendants :

Photos et textes © Michel Lebel and Co(reproduction interdite

La traite du soir(ma grand-mère)

medium_Grand-Mère_Marie.jpg
La traite du soir(ma marraine)
medium_Tante_Mercédès.jpg
La traite du soir(mes tantes paternelles)
medium_Tante_Bernadette.jpg
medium_Tante_Gisèle.jpg
Toutes ces vaches avaient un prénom et elles suivaient l'une ou l'autre de mes tantes rien qu'à l'appel de leur prénom !!!
A cette époque les enfants devaient aider leurs Parents et les plaisirs venaient après le travail ...
C'est ainsi que mes Tantes me racontaient que le samedi soir elles allaient au bal, en cachette de leur Père, mais accompagnées de leur Mère et que bien souvent elles rentraient juste pour la traite du matin... avant la messe dominicale.
Départ pour la messe
medium_Départ_pour_la_messe.jpg
Mon Pére ne souhaitant pas être logé à la même enseigne avait décidé d'opter pour un métier lui laissant plus de liberté mais les années passant il se retrouva au milieu des champs...
Quant à mon grand-père c'était en quelque sorte le "patriarche" et il ne fallait pas le contredire !!!
Mon grand-père et son cheval "Bijou"
medium_Grand-Père_Joseph.jpg
Mon grand-père partant à la chasse de bon matin
medium_la_chasse.jpg
Que du bonheur pour ceux qui les ont connus.
 

18/02/2009

L'Exposition Universelle de Paris en 1937

Je n'étais pas né et je n'ai récupéré que quelques photos dans l'album familial... On ne pense pas toujours que les générations futures seront intéressées. Aujourd'hui avec les techniques modernes on garde plus facilement d'autant que les coûts de stockage sont plus abordables .

Sous l'impulsion du mari de ma marraine, ma famille s'est rendue, à plusieurs reprises, en 1937 pour visiter l'Exposition Universelle de Paris. Et bien leur en a pris puisque c'est la dernière du genre qui se soit tenue en France.
Sur la photo :
Ma marraine, avec chapeau, pose devant le Palais
de Chaillot.
Photos et textes © Michel Lebel
medium_L_exposition_Universelle_d_1937.3.jpg
Les pavillons de la France(un peu d'histoire pour les plus jeunes) :
 
 
Après la proclamation de la liberté du travail et l'abolition des corporations en 1791, une volonté d'émulation et de concurrence se manifeste et donne naissance à l'Exposition des produits de l'industrie française qui se tient pour la première fois à Paris en 1798 sur le Champ-de-Mars (110 exposants). Et ces manifestations iront grandissantes puisque celle de 1849 regroupera 4532 exposants aux Champs-Elysées. Jusqu'à cette époque les expositions nationales sont fermées aux marchandises étrangères et ce n'est qu'en 1851 que l'Angleterre, libre échangiste, décide d'instaurer la première Exposition Internationale et Universelle. Et au fil du temps les Expositions Universelles laisseront leur empreinte par des constructions qui deviendront des monuments (on ne citera que la Tour Eiffel pour l'expo de 1889 qui enregistrera un record avec 33 millions de visiteurs... ou le Grand et Petit Palais en 1900 ou l'Atomium à Bruxelles en 1958...).
 
L'exposition de 1937 s'installe face à la Tour Eiffel sur le Champ-de-Mars et sur l'Esplanade du Tocadéro. A cette occasion on aménagera le Palais de la Découverte au Grand-Palais et on construira les pavillons français sur les fondations du palais du Trocadéro (expo de 1878) qui deviendront, plus tard, le palais de Chaillot et le palais de Tokyo.
Sur la photo :
Le palais de Chaillot tel qu'il se présentait 
lors de l'expo.
medium_Le_palais_de_Chaillot_pavillon_de_la_France_.2.jpg
 
Le pavillon de l'Allemagne :
Le pavillon allemand, surmonté d’un aigle monumental symbolisant, de par sa grandeur, l'hégémonie montante de l'Allemagne d'Hitler sur l'Europe. On remarquera, au passage que les visiteurs sont loin de ressembler à ceux que l'on croise, de nos jours, dans les expositions internationales ou nationales. Dans ces années-là il fallait s'habiller pour assister à ce genre de manifestations et c'est la raison pour laquelle on voit ces messieurs avec le chapeau et la canne parapluie très à la mode à cette époque...
medium_Le_Pavillon_de_L_Allemagne.jpg
Le pavillon de l'URSS :
 
Là encore on est en pleine démesure mais
il est important que le régime communiste montre
sa puissance et sa réussite.
Le pavillon est surmonté d'un homme et d'une femme, brandissant le marteau et la faucille. Ces éléments  symbolisant le Travail et représentant l'emblème du Parti Communiste.
medium_Le_Pavillon_de_L_URSS.jpg
Le pavillon de Birmanie :
 
Toutes les nations du globe étaient quasiment présentes et cette photo montre le pavillon du royaume de Birmanie qui était encore ouvert au Monde.
Par contre on notera que l'on est loin de la démesure
des précédents... Selon ma marraine c'était un petit joyau :
medium_Le_Pavillon_de_Birmanie.jpg
La Tour Eiffel :
 
Photo insolite de cette Tour Eiffel flanquée de ces
pavillons nationaux de l'Exposition Universelle
(sur la photo le pavillon de l'URSS et le pavillon des USA en diagonale).
medium_94652492361_edited.jpg
La Tombe du Soldat Inconnu :
 
Profitant d'une de ses escapades à Paris, la famille est allée
faire son pèlerinage sur la Tombe du Soldat Inconnu.
medium_La_Tombe_du_Soldat_Inconnu.jpg
La Place de l'Etoile :
Déjà embouteillée à cette époque.
medium_La_Place_de_l_Etoile_en_1937.jpg

11/11/2008

Le 11 novembre

En ce jour de commémoration de l'Armistice de 1918 je me souviens des récits de ma grand-mère paternelle... avec tous ces jeunes partant pour sauver "notre Drapeau" et  espérant que ce n'était qu'une simple formalité qui se règlerait en peu de temps... Hélas ce ne fut pas le cas !!!

Comme on a pu l'entendre si souvent ils partaient "la fleur au fusil"

Photos © Michel LEBEL (reproduction interdite)

medium_IMGP0021.JPG

Les uns et les autres, dans nos familles, nous avons écouté, avec attention, les récits de ceux qui, par chance, avaient échappé à la boucherie.

Pour ma part mes deux grands-pères étaient revenus de la "Grande Guerre" et ils en parlaient avec délicatesse et sans excès. Ayant peu connu mon grand-père maternel ce sont plus  les récits de mon grand-père paternel. Aujourd'hui c'est vers lui qu montent mes pensées pour cet homme admirable né en 1883.

Dès septembre 1914 mon grand-père est incorporé et envoyé au front(ma grand-mère est enceinte, pour la seconde fois de trois mois. Il viendra en permission peu de temps après la naissance de sa fille, puis, au printemps 1917, dans le cadre des prises en compte des chargés de famille(cela existait quand on était bien conseillé)il fut versé dans le service auxiliaire et plus partculièrement dans le service de santé aux armées. On avait pris en compte le fait qu'il avait déjà deux enfants et que son épouse était enceinte d'un troisième enfant.

C'est ainsi qu'il s'est retrouvé infirmier à l'hôpital de Bizy dans l'Eure. Le 17 mai 1917 mon grand-père envoyait cette carte postale à ma grand-mère pour lui donner de ses nouvelles et la remercier de ses lettres qui lui étaient d'un grand réconfort dans ce milieu hospitalier qui était presqu'aussi difficile à supporter que le front car les arrivants étaient parfois dans un triste état.

Que penser du côté morbide de la carte, mais c'était une façon d'immortaliser leur vie en faisant éditer ce genre de carte... mais pour moi et ma famille elle est très importante car on y voit mon grand-père avec sa blouse blanche et ses belles bacchantes(à l'extrème droite devant le jeune militaire). De plus le caractère très personnel du courrier en dit sur l'Amour qui les unissait.

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_1_.2.jpg

Les lettres et cartes se multiplient car, bien que mobilisé à quelques dizaines de kilomètres de son domicile, les permissions sont rares et c'est plutôt ma grand-mère qui se déplace pour voir, quelques minutes, son mari. Ci-après une carte de juin 1917(grand-père adossé au pilier du fond avec uniquement un tablier...).

medium_Hôpital_militaire_de_Bizy_2_.jpg

Toujours à l'hôpital militaire de Bizy on pose pour la photo souvenir de l'Armistice du 11 novembre 1918(au premier plan à gauche).

medium_le_11_novembre_1918.jpg

Etant donné qu'il avait "bénéficié" du rapprochement familial, mon grand-père ne fut démobilisé qu'au Printemps 1919... mais tant que le château de Bizy resta un hopital militaire il s'y rendait, régulièrement, pour visiter les grands blessés qu'il avait soignés à la fin de la Guerre 14/18. On le voit ici devant l'une des portes du château.

medium_Grand-Père_Joseph_démobilisé.jpg

Des souvenirs émouvants que je suis en train de transmettre à ma famille car j'étais le détenteur de nombreux faits relayés par ma grand-mère paternelle avec qui j'ai vécu depuis l'âge de 6 ans jusqu'à mon "départ pour la ville"(j'avais 24 ans) à la fin de mes études.

 

18/04/2008

Bonne nuit les Petits...

. . . Nounours comme nous l'avons connu dans notre jeunesse.

On ne s'en lasse pas, à montrer à nos enfants, petits-enfants...

02/02/2008

La Fête de Saint Christophe à SURVILLE (Eure)

Né au début des années 40 dans un petit village du département de l'Eure j'ai vu, peu à peu, les fêtes traditionnelles disparaître. Depuis quelques mois je réunis tous les éléments qui ont bercé mon enfance et surtout ce qui a trait à mafamille... car j'en suis la mémoire vivante. Mais aujourd'hui je veux vous faire partager cette fête qui n'existe plus...

En fait le culte de Saint Christophe remonte au Moyen Age, mais il ne devint le "Saint Patron" de la commune qu’au milieu du XIXème. C’est ainsi que chaque dernier dimanche de juillet on célébrait la fête de Saint Christophe selon un rituel immuable :

  • Grand-messe chantée à 10 heures avec bénédiction du pain offert par les Messieurs de la Paroisse(à l’origine ce pain était offert par les notables aux indigents, puis après la guerre 39/45 chacun  payait la part qu’il souhaitait recevoir). Cette bénédiction relevait d’une mise en scène grandiose : le pain était présenté sur un plateau, couvert de fleurs naturelles, porté par deux jeunes gens de la commune et de chaque côté un jeune homme avec un étendard bleu et blanc (couleurs de la commune).
  • Vêpres chantées à 16 Heures.
  • Fête foraine et bal de nuit.

Considéré comme le protecteur des voyageurs et en particulier des automobilistes on institua, après la guerre de 14/18 la bénédiction de Saint Christophe pour tous les véhicules (automobiles, bicyclettes, tracteurs, charrettes…) et les piétons. La procession se mettait en place au niveau de la grand’mare et la bénédiction était donnée en bas des marches du cimetière où le Saint était exposé. On venait de tous les villages voisins pour se faire bénir. Cette procession était haute en couleur car chaque véhicule était décoré de fleurs et c’était à celui qui aurait la plus belle présentation.

Profitant de ce que la Saint Christophe fut écartée du calendrier romain en 1970, les prêtres officiant dans la commune décidèrent de mettre un terme à cette tradition qui, pour eux, prenait une allure païenne en alliant litturgie et folklore...

Depuis on a essayé de restaurer cette tradition mais sans succès d'autant que ceux qui participèrent à cette fête ont migré vers d'autres horizons.

Mais souvenir... souvenir. quand tu nous tiens !!!

medium_Copie_de_La_St_Christophe.jpg

Prêt pour la Bénédiction (juillet 47)

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique