jeudi, 17 avril 2008

Cette année-là... en 1959

En cette année du 30ème anniversaire de la mort de Claude François je me souviens de la naissance de mes goûts musicaux.

Comme dans tous les foyers les chansons étaient de misepour les crémonies et après la "TSF"(la radio d'hier),lespremiers éléctrophones "grand public" faisaient leur apparition.

Dès mon plus jeune âge je fus attiré par le chant et je doisremercier mon institutrice et mon maître de chorale à l'église paroissiale à qui j'ai succédé vers mes 15 ans (chants grégoriens en latin bien évidemment...)Je suis, peut-être, passé à côté d'une grande carrière car :

"la Star Ac" n'existait pas...mais la professeur de musiquedu Lycée sut reconnaître, en moi, le ténor léger de l'époque.

Une chose est sure :

En ce mois de juin 1959 le théâtre municipal d'Evreux termine la saison en programmant cinq représentations de l'opéra Carmen de Bizet. Nous n'étions pas que figurants mais, également, choristes et acteurs sur la scène.
Après cette prestation je suis resté 4 ans dans la chorale du théâtre qui faisait appel aux élèves du lycée et du collège d'Evreux.
Ce fut une expérience très enrichissante sur le plan artistique et pour une meilleure compréhension de la musique classique.
Et ce goût je l'ai conservé en fréquentant les théatres régionaux et bien entendu les Opéras parisiens, mais je ne l'ai pas cultivé et je le regrette aujourd'hui...
medium_Carmen_1959.jpg

vendredi, 11 avril 2008

La recette de l'Amour fou (Serge Gainsbourg)

En lisant le journal municipal de Levallois, je découvre un texte de Serge Gainsbourg qui m'était totalement inconnu : "La recette de l'Amour fou".
Ce texte était sur son premier album, encensé lors de sa sortie par Boris Vian, mais boudé par le public. Il a été enregisté avec Alain Goraguer et son orchestre. Sur cet album on retrouvait les titres suivants :

01. Le poinçonneur des lilas
02. La recette de l'amour fou
03. Douze belles dans la peau
04. Ce mortel ennui
05. Ronsard 58
06. La femme des une sous le corps des autres
07. L'alcool
08. Du jazz dans le ravin
09. Charleston des déménageurs de piano
10. La jambe de bois "Friedland"
11. Douze belles dans la peau (en public aux 3 Baudets)
12. La recette de l'amour fou (en public aux 3 Baudets)
13. La femme des une sous le corps des autres (en public aux 3 Baudets)
14. Le poinçonneur des lilas (en public aux 3 Baudets)



Je vous en livre les paroles qui témoignent avec justesse d'une alliance pafaite de notre quotidien que sont l'Amour et la Gastronomie :

Dans un boudoir introduisez un coeur bien tendre,
Sur canapé laissez s'asseoir et se détendre,
Versez une larme de porto,
Et puis mettez-vous au piano,
Jouez Chopin,
Avec dédain,
Egrenez vos accords,
Et s'il s'endort,
Alors là, jetez-le dehors.

Le second soir faites revenir ce coeur bien tendre,
Faites mijoter trois bons quarts d'heure à vous attendre,
Et s'il n'est pas encore parti,
Soyez-en sûr c'est qu'il est cuit,
Sans vous trahir,
Laissez frémir,
Faites attendre encore,
Et s'il s'endort,
Alors là, jetez le dehors.

Le lendemain il ne tient qu'à vous d'être tendre,
Tamisez toutes les lumières et sans attendre,
Jouez la farce du grand amour,
Dites "jamais" dites "toujours",
Et consommez,
Sur canapé,
Mais après les transports,
Ah ! s'il s'endort,
Alors là, foutez-le dehors.


Du Gainsbourg... bien sûr mais très, très. . . bien écrit pour un premier album.



podcast

jeudi, 31 janvier 2008

Mylène est de retour...

Mylène Farmer, dont je suis un fan, est de retour. Pascal Nègre, directeur de sa maison de disques, vient d'annoncer son prochain album pour le dernier trimestre 2008... et déjà on se met à réver à un prochain concert !!!

Cette fois-ci son "retour" commencerait par une grande tournée en France, en 2009, qui se terminerait, en décembre, à Paris à Bercy et au Palais des Sports ainsi que des séances supplémentaires au Zenith(sous réserve). Comme pour son dernier concert à Bercy en janvier 2006 : "Avant que l'ombre" la location sera ouverte 1 an à l'avance c'est-à-dire en décembre 2008

J'y étais et je n'hésite pas à vous faire vivre mon émotion de ce 13 janvier 2006 :

Il est 18h00, une ultime vérification (les places de concert sont bien dans mon portefeuilles), et direction Bercy.

Enfin nous y sommes !!! : le POPB est devant nous.

Un petit repérage des lieux... des centaines de fans ont déjà pris place sur les marches.

Diner rapide, puis tour du POPB pour situer la porte 20(celle inscrite sur le billet…).

Très vite nous comprenons qu’il faut intégrer les files d’attente qui ne font que grandir à vue d’œil !!!

Il est 19h45 et nous entrons dans la salle du palais omnisports : l'éclairage est rouge, la scène en forme de croix s'étend jusqu'au milieu de la salle et sur la « vraie » scène, se dresse une porte majestueuse et magnifique !!! . Nous avons une très bonne vue sur les « deux scènes » mais nous regrettons de ne pas être dans la fosse pour être plus près d’elle … mais nous avions souhaité des places assises plutôt que la cohue.

Ambiance "bonne enfant", tous attendant, avec, impatience « LA » star du jour : Mylène!

Il est 20h30 les lumières s'éteignent et l'ambiance commence à monter. La quasi-totalité du public est debout pour ne pas rater l’arrivée de son idole.

Mais … fausse joie : un court-métrage défile sur les écrans, mélange d'images, de dessins… court-métrage un peu "glauque", mais intéressant et porteur de messages!!!

Puis … l’HORREUR : on nous annonce 20mn d'entracte! Le public n'y tient plus et appelle Mylène, plus vite, plus fort! Une «ola» commence d’abord dans la fosse puis gagne les gradins!

L’ambiance monte peu à peu! Nous y sommes, nous n'avons jamais été aussi proche de «LA» voir!

Les lumières s'éteignent de nouveau et les cris et sifflements fusent de toutes parts.

Puis nous distinguons quelques petites lumières dans «le ciel du palais» …et entendons quelques notes de musique.

L'attente se fait longue... Enfin la lumière! Elle vient du ciel! Mais nous ne voyons rien !!!

Où est-elle ? Que se passe-t-il ? Tout le monde applaudit, crie, on nous dit qu'elle arrive.

Elle est dans un "sarcophage de verre" transparent et doré. Une passerelle descend au-dessus de nos têtes, et là…nous «La» voyons, dans ce "cercueil", telle une princesse digne des plus beaux contes de fée, portée par ses danseurs, également, magnifiques ! Elle est, enfin là !!!

Elle ouvre les yeux et sort de ce «cercueil de verre», en tenue dorée, elle est là à quelques mètres seulement de nous.

Elle est magnifique, merveilleuse, lumineuse… Le public, enfin récompensé de sa longue attente, se lâche et accompagne Mylène dans toutes ses chansons les plus récentes comme les plus anciennes !!!

Certaines chansons frisent l’hystérie collective (même dans les gradins, on est debout), mais on en redemande…

Nous vivons ce concert avec bonheur et surtout beaucoup d'émotion ! Nous admirons ce visage, elle paraît si fragile…Un regard … déstabilisant, Les larmes de Mylène …

Le spectacle est grandiose : La mise en scène, les danseurs Espagnols, les choristes américaines, le décor, tout est prétexte à rêver…

Nous assistons, également, à une arrivée aérienne de Mylène sur "un lustre géant", qui survole le public et vient se poser sur la scène centrale. Des effets spéciaux hallucinants par leurs côtés magiques!

Tellement de souvenirs : souvenir de ce «rideau d’eau» lors de l’ultime chanson :

"Avant que l’ombre…"

Lorsque l’eau a commencé à tomber, nous sommes restés ébahis nous demandant si, vraiment, c’était de l’eau ou un quelconque effet… Mais oui, c’était bien de l’eau, agréable et rafraîchissante …

De là où nous étions nous sentions comme un petit vent de fraîcheur!

C’est vraiment très impressionnant. Ce que nous voyons semble irréel, Mylène en kimono rouge orangé est juste là, puis l’eau se coupe au milieu et forme à plusieurs reprises le mot « passé » en même temps que les paroles de la chanson.

Lentement le rideau d’eau se referme, les « filaments d’eau » se rapprochant.medium_mylene.jpg

Mylène quitte, majestueusement, le devant de la scène… Sa silhouette se dessine sur le rideau d’eau ….

Elle commence à monter des marches abandonnant sa tenue pour n’être plus vêtue que d’une fine tenue dorée, laissant découvrir son dos nu, le public se laisse emporter par ce final éblouissant !

Le mélange d’émotion dans la salle est très fort, indescriptible !

Nous avons vraiment assisté à un spectacle fascinant, dont nous ressortons un peu "hébétés" avec plein d'images dans la tête…. Plein, plein, tellement... en attendant le prochain concert.

Quand nous en reparlons autour de nous nous ressentons encore cette ambiance euphorisante

Vraiment, « C’est une belle journée », qui s’achève, comme elle le chante si bien.

Michel

Mylène Farmer
Nom Mylène Gautier[1]
Naissance 12 septembre 1961, Pierrefonds, Québec, Canada Canada
Pays d'origine France Française
Profession(s) Chanteuse, Actrice, Auteur, Compositeur
Genre(s) Pop, Variété
Années actives 1984 - aujourd’hui
Label(s) Polydor