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15/02/2010

Les carnavals sont de retour...

Depuis ma tendre enfance j'ai toujours entendu parler des carnavals réputés dans le monde entier et sous mon déguisement de fortune pour le mardi-gras... je m'imaginais ce que pouvait être ces grands moments de fêtes (à cette époque nous n'avions pas à notre disposition les médias d'aujourd'hui...).

De nos jours les carnavals envahissent le petit écran, les journeaux, les revues... et bon nombre d'entre nous y ont participé de près ou de loin. 

Mais quels sont les origines de ces carnavals ?

Au Moyen-Age, l'Eglise catholique "christianisa" le calendrier. On récupéra les fêtes païennes et on les rebaptisa. "Carne Levare Levamen", c'était, en février, la période où l'on mangeait pour la dernière fois de la cuisine grasse (jusqu'au Mardi Gras), avant d'entrer en quarantaine, la "quadragesima", le mot qui a donné "quaresimo" puis "carême", les quarante jours où l'on mangeait maigre jusqu'à Pâques.

Photos et Vidéos © Michel Lebel

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A l'origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. La date de sa célébration, qui change d’année en année, dérive de l’antique tradition qui découpe le temps en tranches de 40 jours. Ainsi, la période qui va de l’Epiphanie au mercredi des Cendres unit étroitement le sacré au profane. Car si l’idée du Carême était, dans l’Eglise des premiers siècles, de se préparer à la fête de Pâques, le Carnaval permettait aux gens de vivre des réjouissances issues des anciennes fêtes d’hiver.

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Pour les Anciens, l'année débutait non en janvier, mais en mars. Le mois de mars était donc le premier mois de l'année, celui du renouveau de la nature et du réveil de la terre. Or, avant toute nouvelle création, le monde doit retourner au chaos primordial pour se ressourcer. Ce chaos était représenté par le Carnaval, au cours duquel un pauvre d'esprit était élu roi et revêtait des ornements royaux. Un âne était revêtu des vêtements épiscopaux et officiait à l'autel. Or, l'âne symbolise notamment "satan", c'est-à-dire l'inverse de l'ordre assuré par l'Eglise. Au cours des fêtes du Carnaval, toutes les individualités disparaissent sous les masques et le maquillage, permettant ainsi la confusion qui symbolise le chaos.

 

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Le Carnaval est une survivance des Bacchanales, Lupercales, Saturnales romaines, des fêtes grecques en l’honneur de Dionysos, des fêtes d’Isis en Égypte ou des Sorts chez les Hébreux. Ces fêtes se rattachaient aux traditions religieuses de la plus haute Antiquité. Elles célébraient le commencement de l’an nouveau et le réveil de la nature. Pendant quelques jours, les esclaves devenaient les maîtres, les maîtres prenaient la place des esclaves, les servant à table par exemple : devenait permis ce qui était habituellement interdit.

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Grâce aux déguisements, aux masques, chacun peut oublier pour un temps la misère, la maladie, la souffrance. Chacun peut changer de condition : les hommes se déguisent en femmes, les enfants s’octroient des droits d’adultes. La réserve qui régit habituellement les rapports sociaux disparaît. Le masque de l’hypocrisie tombe : place à la satire et à l’humour !

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A Carnaval, rien ne se fait sans raison : rites et masques se chargent d’une signification dont les symboles sont très divers. Par exemple, les traditionnelles batailles de confettis ne sont que la survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de riz, rites de fécondité qui subsistent dans les cérémonies de mariage des pays latins.

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D’ailleurs, en Europe, le temps du Carnaval est d’une grande richesse folklorique. A cette occasion, les traditions les plus anciennes et les plus étranges réapparaissent. Ces fêtes, issues des rites païens, se sont perpétuées à travers le Moyen-Age et la Renaissance, jusqu’à nos jours. Parmi les innombrables Carnavals du monde, on peut citer, entre autres : en Suisse, ceux de Bâle ou Zürich ; en Allemagne, ceux de Cologne ou de Munich ; en France celui de Nice ; en Italie celui de Venise. En Amérique du Sud, le Carnaval est roi. Il est considéré comme une grande libération sociale.

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Commentaires

Bonjour Michel,

Les fêtes d'aujourd'hui sont plus des défilés que des réjouissances. Les spectateurs sont tenus à distance, la foule ne se mèle plus guère aux chars et je ne trouve plus la spontanéité d'un simple masque sur la face d'un enfant qui est heureux d'envoyer ces confettis.

Cela tient plus du "cirque" que de la fête populaire !

Bonjour du grillon

Écrit par : Christian | 13/02/2010

Tes esplications sur le Carnaval son tres completes e interesantes, je tout lu avec beaucoup d'interes. Tu as eu beaucoup de travail pour les preparer.
Bises MARU

Écrit par : mbouillon | 15/02/2010

Une très belle note sur les carnavals émaillée de jolies photos.
Bravo et bonne soirée
anita.

Écrit par : anita | 15/02/2010

C'est un sacré boulot à faire tous ces personnages et décorer les chars, mais les moments de fêtes sont leur récompense !
Bises

Écrit par : Biche | 16/02/2010

Humour satyres et intrigues un défouloir nécessaire !
amitiès

Écrit par : ventdamont | 20/02/2010

Un beau travail de reportage complet et interessant.
Merci Michel
Amitiés

Écrit par : Bruno | 22/02/2010

j'ai lu avec grand intérêt ta note, surtout ce qui est dit du "rapt" des fêtes traditionnelles "païennes" par le religieux. les carnavals ont survécu.... malgré l'opposition de l'Eglise.

c'est d'autant plus important de le savoir et de le dire que cela peut permettre des "ponts" entre culture : quand je cache les oeufs en chocolat dans le jardin pour paques, ce n'est pas la "résurrection" que je fête, mais c'est la féconde période du printemps. De même pour Noel, fête des lumières, des jours qu commencent à s'allonger, au coeur de l'hiver. important car mes petites-filles sont musulmanes !
bien sur, j'explique aussi le sens chrétien de ces fêtes, , c'est ça l'échange et la culture.

il me semble que les carnavals du Nord de la France int gardé un peu de cet ambiance charivari-mélange des "genres" même si édulcoré.
j'aimerais aller au carnaval de Bâle.

merci de ton passage :)

amicalement
béa

Écrit par : beatrice | 25/02/2010

J'ai participé à celui de Dunkerque à plusieurs reprises et l'on ai baigné dans une ambiance frénétique qu'on ne trouve pas à Nice puisqu'on est parqué !!! et on ne peut pas suivre le défilé...

Écrit par : Michel | 25/02/2010

bravo et bonne journee bisous

Écrit par : hauchecorne arlette | 27/02/2010

Ici en Espagne on a des Carnavals tres conus, et un plus les gents y participen. Ici ou j'habite est preque tout le monde qui defile. Moi je les regarde de loin, pour peur de que la foule me faise tomber. Bises MARU

Écrit par : mbouillon | 27/02/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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